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Voilier Hanse 510 à vendre
Hanse 510 - sur Yachtall.com
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Hanse 510
Voilier / yacht à voile: Hanse, bateau neuf en pré-commandeLongueur x largeur: 15,97 m x 4,91 m, 15,97 x 4,91 m construit: 2026
€ 499 000
Lieu: Allemagne, Laboe bei Kiel
2026
Le « petit » grand produit phare : le Hanse 510
Pour la plupart des constructeurs de série, les 50 pieds sont un « terrain de jeu familier ». Pourquoi ? Parce que, enfin, tant les concepteurs que les acheteurs disposent de suffisamment d’espace et de marge de manœuvre financière pour ne pas avoir à faire des économies à tout va. Au sens propre du terme, car la clientèle d’un yacht de 14 à 15 mètres a des exigences bien plus élevées en matière de luxe et est prête à y consacrer le budget correspondant.
Commençons donc tout de suite par les prix d’achat : pour l’un des voiliers de 50 pieds actuellement proposés par les cinq grands constructeurs, il faut prévoir un budget compris entre 550 000 et 750 000 € (TVA comprise). Les prix de base varient parfois considérablement, mais une fois que vous aurez parcouru les listes d’options, souvent alléchantes et très complètes, il faudra compter environ 30 % du prix de base en plus pour les packs et les options.
Avec de telles sommes, vous êtes en droit d’attendre un niveau nettement supérieur en termes de qualité de construction, d’espace, de qualité des équipements et de confort. D’ailleurs, c’est exactement ce qu’attendent également les grands exploitants de flottes du secteur de la location, car les 50 pieds sont, avec les 45 pieds, la taille de bateau la plus prisée dans le secteur de la location. C’est pourquoi tous les constructeurs proposent également des versions à plusieurs cabines (4 à 5 cabines) avec un équipement « allégé » en termes de gréement et de confort, afin de pouvoir proposer les prix plus bas exigés par ce secteur.
Le concept du Hanse 510 : le luxe méditerranéen à la rencontre de la navigation allemande simple et agréable
Après avoir délaissé, en 2019/2020, son cabinet d’architectes historique Judel/Vrolijk au profit du cabinet français Berret-Racoupeau, le chantier de Greifswald s’est propulsé dans le peloton de tête des constructeurs de voiliers de série avec le Hanse 460. En 2024, il s’apprête à lancer le deuxième plus grand yacht de sa gamme actuelle. La nouvelle orientation prise par les Français est claire : la navigation méditerranéenne est désormais au premier plan chez Hanse également. Il s’agit de coques très larges, optimisées pour les vents de travers et de vent arrière, qui offrent surtout un grand volume sous le pont et, par conséquent, un confort luxueux.
Dans le même temps, la société a toutefois analysé très minutieusement ce qui s’était passé quelques années auparavant chez Bavaria, un autre constructeur allemand de voiliers : celui-ci avait en effet également fait appel à un nouveau concepteur, dont les nouvelles créations représentaient toutefois une rupture très nette et radicale avec le style auquel Bavaria avait habitué ses clients jusqu’alors. La gamme C, qui tire son nom du designer Maurizio Cossutti, ne conserve pratiquement plus rien des attributs visuels caractéristiques de la gamme de croiseurs, pourtant très appréciée et qui avait fait ses preuves. De nombreux clients fidèles et fans de Bavaria se détournent de la marque : les nouveaux voiliers, très anguleux et extrêmement modernes, sont jugés trop agressifs et trop brutaux. Bien qu’ils soient de bonne facture et qu’ils naviguent très bien, Bavaria ne parvient pas à imposer la gamme C auprès de nouveaux segments de clientèle, car l’image de marque est et reste tout simplement… Bavaria. Soit dit en passant : cela vaut toutefois vraiment la peine de jeter un œil aux voiliers Cossutti ! Mais revenons à Hanse.
Olivier Racoupeau adopte une approche différente : son travail se caractérise par l’absence de rupture brutale avec le passé, ainsi que par un grand respect pour la marque et ses lignes traditionnelles. Il conçoit également des lignes ultra-modernes et séduisantes, qui laissent toutefois transparaître de nombreuses réminiscences des modèles précédents. Il parvient d’un seul coup à faire entrer ses bateaux Hanse dans une génération de design entièrement nouvelle et très moderne, sans pour autant froisser les fans et les clients de Hanse. Le Hanse 510 ne fait pas exception à la règle : il s’intègre à merveille aux côtés de ses prédécesseurs.
Pourtant, malgré toutes ces astuces de conception, c’est et cela reste un Hanse pur et dur – avec toutes les caractéristiques que les navigateurs ont toujours appréciées dans les voiliers de cette marque. Même pour un voilier de cette taille, Hanse propose un gréement et des winchs permettant à une seule personne de le manœuvrer en toute sécurité, grâce à son foc auto-vireur et à ses winchs électriques. Un propulseur d’étrave et un propulseur de poupe devraient aller de soi sur un voilier de cette taille, car même si le Hanse 510 est toujours équipé d’un safran unique, manœuvrer ce colosse en toute sécurité dans le port est une priorité.
Un design moderne : Berret-Racoupeau dessine un voilier élégant et épuré
Le Hanse 510 est un yacht imposant : avec ses 4,91 mètres de large pour une longueur de coque de 15,25 mètres, il affiche une silhouette assez massive, surtout lorsqu’on le regarde depuis la poupe. C’est d’ailleurs là que réside l’un des principaux atouts de ce voilier : le garage à annexe. Pourtant, Racoupeau parvient à « dissimuler » visuellement cette « imposante stature » – qui confère un volume considérable à l’intérieur – de telle sorte que le Hanse 510 est au contraire perçu comme élancé.
Tout d’abord, il lui confère un franc-bord relativement bas. Comparé au Bavaria C50, le Hanse 510 semble presque gracieux à cet égard. À cela s’ajoute une superstructure de pont plate, qui s’étire en longueur et s’aplatit à nouveau légèrement vers l’arrière en descendant vers le cockpit. Lorsque le Hanse 510 navigue sans capote ni T-top, il dégage une grande élégance. Son allure devient de plus en plus sportive grâce à l’étrave inclinée, qui est la marque de fabrique des voiliers Racoupeau actuels chez Hanse. Certes, ce cruiser relativement lourd ne pourra jamais exploiter pleinement le potentiel de navigation de sa proue « coupe-vagues » – empruntée aux voiliers de course ultra-rapides et ultra-performants –, mais il a assurément tout d’un champion ! Le beau beaupré intégré (essentiel pour la navigation par vent faible) contrebalance la ligne incurvée vers l’intérieur, tandis que le bord de coque très prononcé à l’avant et les hublots étroits et en longueur « allongent » visuellement la coque. Enfin, les deux autocollants de ligne de flottaison typiques de Hanse, à l’instar des « Racing Stripes » sur les voitures, apportent la touche finale à l’esthétique du Hanse 510. Tout simplement magique !
Ce yacht semble bien plus élancé et gracieux qu’il ne l’est en réalité, très dynamique et presque un peu agressif. Nous avons vu des Hanse 510 recouverts d’un film adhésif aux coques sombres, dont l’allure pouvait presque rivaliser avec celle d’un Solaris du segment luxe.
La concurrence dans la catégorie des voiliers de 50 pieds : vous avez le choix
Nous l’avons déjà évoqué. L’offre sur le marché des voiliers de 50 pieds est très variée. Les cinq grands constructeurs de série proposent tous des voiliers très différents dans leur gamme, qui se distinguent non seulement par leurs caractéristiques absolues (c’est-à-dire leur longueur, leur largeur et leur volume), mais aussi par leur caractère : de la plateforme de bain de luxe aux allures de complexe hôtelier au voilier de croisière destiné au tour du monde.
Il est important de prendre d’abord conscience des différences métriques. En effet, la « classe des 50 pieds » n’est pas une référence fixe. Ce sont la longueur et la largeur de la coque qui sont déterminantes, car ce sont ces deux valeurs (auxquelles s’ajoute en réalité la hauteur sous barrot à l’intérieur) qui définissent le volume intérieur utile. Parmi les plus petits yachts de ce segment, on peut citer le Sun Odyssey 490 de Jeanneau. Comme son nom l’indique, il s’agit plutôt d’un voilier de 49 pieds (même si cette catégorie n’existe pas). Avec ses dimensions de 14 x 4,50 mètres, il offre néanmoins beaucoup d’espace à l’intérieur, mais ne dispose pas de garage à annexe.
Vient ensuite le tout nouvel Oceanis 52 du leader du secteur, Beneteau. Jusqu’à présent, on pouvait toujours compter chez Beneteau sur d’excellentes performances de navigation et une ambiance agréable et moderne, avec toutefois un aménagement intérieur des plus simples. Des constructeurs comme Bavaria ou Dufour, qui proposent un aménagement intérieur de très haute qualité, ont toujours eu ici une confortable longueur d’avance. Cela change désormais, car l’Oceanis 52 (tout comme l’Oceanis 47) de la nouvelle huitième génération, a nettement progressé en termes de qualité d’aménagement. L’Oceanis 52 ne dispose pas non plus de garage à annexe, mais offre beaucoup, beaucoup d’espace (surtout dans le cockpit) et – bien sûr – navigue à merveille.
Le Hanse 510 et le nouvel Oceanis 52 ont des dimensions presque identiques, à quelques centimètres près, ce qui est intéressant. Vient ensuite l’imposant Bavaria C50, avec une longueur de coque de 15 mètres et une largeur de 5 mètres exactement. « Imposant » est le mot qui convient, car ce yacht est diamétralement opposé au Hanse 510. Il a une prestance impressionnante, dans toutes les dimensions. Aucun yacht de la classe des 50 n’offre plus d’espace intérieur, de taille de cabines, d’espace dans les salles d’eau ou de luxe dans le salon. Si vous souhaitez acheter un yacht qui s’apparente à un loft flottant ou à une maison de vacances, le C50 figurera certainement en très bonne place sur votre liste. D’un point de vue nautique, il se situe plutôt dans la moyenne, mais cette autre marque allemande séduit par son luxe et son espace à l’état pur. Avec un mobilier bien conçu et, selon la ligne d’équipement choisie, des prix attractifs.
La lanterne rouge (ou le leader ?) de la catégorie des 50 pieds est le Dufour 54 qui, avec une longueur de coque d’un peu moins de 16 mètres et une largeur respectable de 5,25 mètres, devrait en réalité se situer dans la catégorie supérieure. Nous le laissons toutefois jouer dans la cour des grands parmi les 50 pieds, car nous estimons que ce voilier est celui qui se rapproche le plus, en termes de caractère, du Hanse 510. Certes, les lignes dessinées par Umberto Felci sont nettement plus imposantes, mais les performances de navigation du voilier sont tout à fait comparables. Il est également équipé d’un safran unique et dispose d’un grand garage à annexe. À l’intérieur, le Dufour offre un design d’intérieur créé par Luca Ardizio, étonnamment extravagant et rafraîchissant dans les détails, ce qui lui confère un aspect plus moderne et plus extravagant que le Hanse. Si le Hanse 510 vous semble trop « allemand » ou trop sobre, le Dufour pourrait être le candidat idéal pour un voilier un peu différent.
Vous avez désormais le choix lors de votre achat ! N’hésitez pas à examiner attentivement les yachts lors d’un salon nautique ou sur l’eau, à l’occasion d’une semaine d’essai en location. Même si les prix finaux des 50 pieds déjà configurés ne semblent souvent pas si éloignés les uns des autres, leurs caractéristiques, elles, le sont bel et bien !
Acheter un Hanse 510 : coque, construction, design et plan de voilure
La fabrication du Hanse 510 : robuste et haut de gamme
Poussés par des coûts salariaux élevés et surtout par la hausse constante des coûts énergétiques, les constructeurs en série cherchent à réaliser des économies judicieuses, notamment dans la production des grandes pièces d’un voilier. Les coûts salariaux sont un facteur déterminant, car un voilier – même dans le cadre d’une construction en série industrialisée – est encore fabriqué à près de 100 % à la main. C’est notamment lors du stratifié de la coque et du pont qu’il faut de nombreuses mains qualifiées pour mettre en place les structures couche par couche selon la « méthode de pose manuelle ». Les coûts énergétiques, quant à eux, sont importants car les halls de production de la coque et du pont doivent être maintenus dans des plages de température et d’humidité spécifiques. Il s’agit parfois d’énormes halls qui doivent être chauffés en hiver et, éventuellement, refroidis et déshumidifiés en été : et ce, 365 jours par an !
On peut également économiser des matériaux dont le prix ne cesse d’augmenter. Les deux composants de base d’un voilier moderne en PRV sont les mats de fibre de verre et les résines synthétiques, comme le polyester. Ces deux matériaux sont dérivés du pétrole.
Les procédés modernes d’infusion et d’injection sous vide utilisés dans la stratification constituent un moyen de faire d’une pierre deux coups tout en améliorant considérablement les conditions de travail des ouvriers des chantiers navals. Des constructeurs comme Bavaria ou Dufour ont déjà presque entièrement adopté ces techniques, tandis que le groupe Beneteau va encore plus loin en utilisant des résines recyclables. Chez Hanse, on pratique encore une production mixte : certains bateaux sont laminés à la main, tandis que d’autres sont fabriqués selon le procédé sous vide.
Le Hanse 510 est lui aussi (encore ?) fabriqué selon un procédé mixte. Les grandes sections de la coque sont stratifiées à la main, avec une âme en sandwich de balsa. Le bloc de fond et, apparemment, le grand pont du yacht sont quant à eux déjà fabriqués par infusion sous vide.
Pourquoi est-ce important ? Outre les économies financières, le yacht lui-même en bénéficie également. En effet, le procédé d’infusion/injection permet d’économiser du matériau et donc du poids. On obtient ainsi des structures plus solides, mais plus fines et plus légères. Un poids réduit est toujours synonyme de meilleures performances de navigation, en particulier pour les yachts de plaisance, qui sont avant tout destinés à être utilisés par beau temps (c’est-à-dire avec peu de vent et peu de houle). Et très honnêtement : la protection de l’environnement, la préservation des ressources et un meilleur environnement de travail pour ceux qui fabriquent le produit ne sont jamais une mauvaise chose. Cependant, l’infusion sous vide génère beaucoup de déchets plastiques et peut même s’avérer plus coûteuse, car elle utilise des résines de meilleure qualité (du vinylester à la place du polyester). Comme pour tout, c’est donc à double tranchant.
Le plus simple et le plus serein possible, ou à pleine puissance ? Le plan de voilure.
Sur le Hanse 510, les skippers ont l’embarras du choix en matière de gréement. Le chantier naval installe traditionnellement des gréements du leader suédois Seldén, que nous considérons comme les meilleurs produits du secteur en matière de mâts en aluminium pour les bateaux de série. En tant que propriétaire, vous pouvez, dans la version la plus simple, commander un foc enrouleur avec système d’auto-virement et un mât enrouleur (enrouleur intégré au mât). Le Hanse 510 offre alors une surface de voilure totale de 119 m² au vent. Avec cette configuration, nous vous conseillons de passer à un équipement de voilure de croisière de bonne qualité, la grand-voile enrouleur, en particulier, devrait être équipée de lattes verticales, car les grand-voiles sur enrouleur simples en Dacron sans lattes ne peuvent pas être réglées et sont pratiquement inefficaces au près. Avec le temps, les voiles en Dacron bon marché perdent rapidement leur forme et, par conséquent, leur efficacité.
Si vous souhaitez profiter pleinement de la puissance de la coque et exploiter toute la gamme des possibilités de réglage des voiles pour la voile d’avant et la grand-voile, optez pour le génois à recouvrement associé à une grand-voile à lattes classique. Avec cette configuration, vous disposez désormais d’une surface de voile de 126 m², qui peut toutefois être réglée de manière judicieuse. Un foc auto-vireur ne dispose pas de réglage des points de drisse et ne peut être ajusté à l’angle du vent que via une seule écoute, ce qui ne fonctionne pas très bien, notamment lors des parcours au vent de travers. Le génois peut être réglé à tout moment depuis le cockpit au niveau du point d’écoute, afin d’être optimisé avec précision pour chaque angle de vent. À cela s’ajoute le pataras du Hanse 510 – disponible uniquement avec le mât classique –, qui permet d’ajuster le creux de la voile.
Sans parler des possibilités de réglage de la grand-voile à lattes : ce sont justement les lattes horizontales qui permettent d’obtenir un profil aérodynamique assurant la propulsion. Une grand-voile sur enrouleur ne peut qu’en rêver. Si vous avez des ambitions lors de vox excursions ou si vous prévoyez un véritable voyage à la voile avec le Hanse 510 en tant que voilier de croisière, cette configuration est donc recommandée. Pour les zones où les vents sont particulièrement forts, vous pouvez bien sûr faire installer un rail autovireur pour le génois et, si nécessaire, remplacer le génois par le petit foc. Vous conservez ainsi la polyvalence du yacht, notamment pour un tour du monde. Toutefois, comme tous les voiliers de croisière, le Hanse 510 ne dispose que d’un seul étai, il n’est donc possible de naviguer qu’avec le génois ou le foc.
Le gennaker et le Code 0 sont indispensables !
Avec un poids à vide de près de 17 tonnes, le Hanse 510 se situe clairement dans la partie lourde de notre gamme de 50 pieds. Seul le Dufour 54, plus grand, affiche un déplacement similaire, avec 16,5 tonnes. Le plus petit, à savoir le Jeanneau, affiche un peu moins de 12 tonnes, l’Oceanis 52 de Beneteau 14,5 tonnes et l’imposant Bavaria 15,5 tonnes de poids à vide. Sur tous ces voiliers, un gennaker devrait faire partie de l’équipement minimal de voiles à bord.
Les gennakers modernes peuvent désormais être manœuvrés de manière entièrement automatique depuis la poupe, d’une simple pression sur un bouton, sous forme de gennaker à enrouleur. Nous recommandons toutefois toujours les alternatives à tube de récupération, moins fragiles et pouvant être affalées en toute sécurité à tout moment. Le gennaker du Hanse 510 déploie une surface impressionnante de 206 m² et propulsera le voilier avec aisance par vent faible, bien avant que vous ne deviez mettre les moteurs en marche.
Pour les angles de vent supérieurs à 80 degrés, jusqu’à la navigation au près, il est recommandé d’utiliser un Code 0, dont la surface est de 94 m² sur le Hanse 510.
Ne sous-estimez pas la navigation par vent faible, car ces voiles sont indispensables, notamment pour les voiliers de plaisance qui naviguent en été par vent faible. Personne n’a envie de passer des heures à naviguer au moteur dans le bassin de croisière de ses rêves. Les gennakers et Code 0 modernes sont faciles et sûrs à manœuvrer (il y a peu de vent et donc pratiquement pas de vagues). Ces voiles colorées offrent en outre un spectacle impressionnant et un plaisir de navigation intense.
Une plateforme de bain XXL et un garage à annexe : des atouts de taille !
L’atout majeur du Hanse 510, à l’extérieur, est son immense plateforme de bain. Le chantier naval s’est clairement inspiré ici du secteur des bateaux à moteur. Sur le Hanse 510, la plateforme de bain n’est pas seulement destinée à sauter à l’eau et à remonter à bord : elle est si immense que deux adultes peuvent facilement s’y allonger sur des serviettes pour prendre un bain de soleil.
La plateforme s’abaisse jusqu’à s’arrêter juste au-dessus de la surface de l’eau, ce qui permet de se mettre à l’eau très facilement et en toute sécurité. Si vous naviguez avec des enfants ou des personnes âgées, c’est un atout indéniable en matière de sécurité. À cela s’ajoute le fait que Hanse utilise traditionnellement d’excellentes pièces en acier inoxydable, très robustes et solides (sur l’ensemble du bateau, voir les mains courantes). Aucun autre voilier de la gamme des 50 ne propose une échelle menant au cockpit aussi bien conçue, rigide et luxueuse.
Derrière se trouve le garage à annexe. Sur le Hanse 510, celui-ci peut accueillir une annexe d’une longueur maximale comprise entre 2,70 et 2,80 mètres. Le « Smart Tender System » est un bras de levage qui, à la manière d’une petite grue, soulève l’annexe en la faisant pivoter latéralement pour la placer dans le garage ou la faire sortir de celui-ci. L’annexe est ainsi rangée perpendiculairement au sens de la marche, ce qui permet en outre de gagner de la place à l’intérieur. Seul le Dufour 54 (qui est toutefois plus grand que le Hanse) peut accueillir des annexes mesurant jusqu’à 3,10 mètres de long.
Le Bavaria C50, dont la taille est comparable à celle du Hanse 510, est tout aussi bien équipé en matière de garage à annexe. Sur ce modèle, l’annexe est hissée à bord de manière tout à fait classique, dans le sens de la longueur, à l’aide de rouleaux, puis mis à l’eau. Beneteau et Jeanneau ne proposent pas de garages arrière : leur philosophie est que les garages ne sont rentables qu’à partir de 55 pieds et qu’il vaut donc mieux consacrer tout l’espace intérieur aux cabines. L’Oceanis 52 dispose à l’arrière de bossoirs télescopiques qui permettent un transport aisé de l’annexe. Sur le Jeanneau, l’annexe doit soit être démontée et rangée dans les coffres de rangement, soit (ce qui n’est pas très esthétique !) être arrimée à l’avant du bateau.
C’est donc une belle victoire pour le Hanse 510 ! Son immense pont et son garage particulièrement spacieux sont imbattables dans cette catégorie.
Le luxe à l’état pur : le poste de pilotage du Hanse 510
La vie à bord d’un voilier de croisière et de plaisance se déroule dans le cockpit. Hanse a clairement séparé, dans ce grand cockpit, l’espace réservé au skipper et au barreur de celui destiné aux passagers. Toutes les amarres sont dissimulées et mènent directement aux barres, ce qui permet de contrôler entièrement le voilier depuis l’arrière et de le manœuvrer en toute sécurité. La disposition des instruments, les sièges du barreur et l’espace disponible derrière les barres sont généreux, ce qui fait souvent défaut sur les petits modèles Hanse. Les winchs sont disposés de manière à permettre de manœuvrer facilement aussi bien les voiles standard (drisses, cordages de ris, écoutes, tendeurs) que l’écoute des voiles par vent faible sur les winchs secondaires, sans que les passagers ne se retrouvent assis au milieu d’un enchevêtrement de cordages dans le cockpit ni ne soient obligés de se lever sans cesse.
Comme il y a deux tables de cockpit, on a encore moins besoin de se lever, car on peut à tout moment passer facilement entre elles pour descendre à l’intérieur du yacht. Les tables peuvent être réglées individuellement et même, une fois complètement abaissées, se transformer en immenses terrasses ensoleillées et espaces de détente.
Même s’il n’est pas vraiment esthétique, le bimini rigide en fibre de verre renforcée servant de T-Top constitue une option importante pour tous ceux qui naviguent dans des régions très ensoleillées. Ce T-Top rigide offre non seulement une protection contre les rayons UV nocifs, mais il pourrait également accueillir sur son toit un nombre non négligeable de panneaux solaires.
Acheter un Hanse 510 : toutes les informations pour les skippers et les navigateurs
Dynamique et agile : l’un des 50 pieds les plus intéressants sur le plan nautique
Si vous souhaitez acheter un voilier performant, le Hanse 510 devrait figurer en tête de votre liste, aux côtés de l’Oceanis 52 et du Dufour 54. Nous considérons ces trois modèles comme les bateaux les plus intéressants de cette catégorie sur le plan de la navigation. Le Hanse présente en outre un rapport longueur/largeur relativement « élancé » et devrait donc offrir les meilleures performances au près parmi ces trois bateaux. Cependant, même un Hanse est désormais devenu extrêmement large et est donc plutôt conçu pour les parcours au largue : on peut s’attendre, à partir d’une certaine vitesse de vent et d’une certaine hauteur de vague, à ce qu’il s’enlise au près dans les vagues et, surtout, à subir ces chocs désagréables contre celles-ci, accompagnés d’un pompage dangereux du mât. Dans ce cas, la seule solution est de virer de bord tôt.
Investissez dans des toiles de voile de bonne qualité, car le Dacron standard bon marché perd généralement son imperméabilisation au bout d’une ou deux saisons et se déforme très rapidement. Pour la grand-voile sur enrouleur notamment, vous devriez investir dans des lattes verticales.
Les voiliers à safran unique : des dinosaures ou « navigation à l’ancienne » ?
Outre Hanse, seul Dufour mise encore sur la commande à safran unique. Tous les autres constructeurs équipent leurs voiliers très larges de double safran, bien plus efficaces à la voile. Comme tout à bord d’un voilier, le choix du système de gouvernail présente des avantages et des inconvénients qui lui sont propres. Les safrans uniques sont plus simples sur le plan mécanique, mais doivent être conçus de manière beaucoup plus robuste et donc plus lourds, car les forces de cisaillement lors des manœuvres sont plus importantes. En revanche, ils offrent au moins un certain retour d’information de l’eau vers les barres et facilitent les manœuvres au moteur, car la pale du safran se trouve dans le sillage de l’hélice. Les doubles safrans sont plus complexes et nécessitent donc davantage d’entretien. Comme ils ne sont pas situés derrière la quille, ils sont également plus exposés aux dommages causés par les débris flottants. Le retour d’information au poste de barre est généralement moindre, voire inexistant. Mais, notamment à grande vitesse, la direction est plus agile, plus rapide et nécessite nettement moins d’effort (ce qui ménage les batteries en mode pilote automatique).
Et vous, qu'est-ce qui vous correspond ?
Acheter un Hanse 510 : confort sous le pont
Un palais sur les vagues : l’intérieur du Hanse 510
Comme on peut s’y attendre d’un yacht de 50 pieds, le Hanse vous accueille sous le pont avec un espace exceptionnel. La largeur du bateau s’étend des haubans jusqu’à l’arrière, ce qui vous permet de profiter à bord de grandes salles d’eau et, surtout, de cabines arrière vraiment spacieuses pour les invités. Hanse a toujours été synonyme d’un design d’intérieur moderne et épuré, à la fois chic et intemporel. Pas de fioritures, pas de luxe excessif, mais une sobriété luxueuse et une approche pratique et marine.
Nous hésitons encore entre « génial » et « massif » en ce qui concerne le meuble central qui sépare le coin repas de l’espace cuisine. Ce meuble est très épais et occupe donc une grande partie de l’espace dans le salon. D’autres constructeurs résolvent ce problème de manière beaucoup plus légère et élégante. Cependant, c’est là que se cache le coin du skipper : la radio VHF, le tableau de commande principal et les appareils auxiliaires. Le capitaine commande le tout debout, ce qui témoigne du caractère moderne de ce yacht, mais au détriment d’un coin de navigation classique. De plus, ce tableau doit toujours rester ouvert : il n’est donc plus possible de jeter un coup d’œil rapide au tableau de bord pour vérifier si les feux de position sont allumés ou non. Outre les commandes de navigation, cet espace recèle également de nombreux rangements. Et de l’autre côté, une banquette confortable permet à la 6e et à la 7e personne de prendre place à la table à manger.
Nous apprécions ce meuble, même s’il prend beaucoup de place, car il offre également un appui sûr au cuisinier qui s’affaire dans la grande cuisine en longueur. On peut également raccourcir légèrement la cuisine et réinstaller une belle table à cartes avec un coin de commande pour le skipper en croisière au long cours. On obtient alors derrière lui un « local technique » qui, dans d’autres variantes d’aménagement, peut être transformé en salle d’eau ou en cabine Pullman.
Le Hanse 510 présente un agencement assez classique, avec la grande salle d’eau pour invités située juste à côté de l’escalier d’accès à bâbord. Malheureusement, même sur le Hanse 510 en version propriétaire avec 3 cabines et 2 salles d’eau, la deuxième salle d’eau est située à bâbord, ce qui peut poser des problèmes d’alimentation en chasse d’eau lorsque le voilier gîte sur tribord. Il aurait été plus judicieux de répartir les WC respectivement à tribord et à bâbord. Cela dit, qui navigue longtemps au vent avec une forte gîte ?
Pour le reste, tout est très bien assemblé : la qualité de fabrication des meubles du Hanse 510 est solide, comme c’est souvent le cas dans la production en série. Hanse utilise des placages élégants et fait figure de référence, notamment en matière de ferrures et de pièces en acier inoxydable.
Cinq configurations : il y en a pour tous les goûts, quel que soit votre programme de voile
Le Hanse 510 est disponible dans de nombreux agencements. Les couples qui souhaitent l’acquérir peuvent opter pour une configuration de base comprenant 3 cabines et deux salles d’eau. Il est désormais possible d’ajouter une troisième salle d’eau pour la cabine arrière tribord. Dans la version standard, vous avez le choix entre une salle d’eau dotée d’une grande cabine de douche supplémentaire et accessible depuis le salon, ou une salle d’eau sans douche séparée, avec un accès exclusif en suite depuis la cabine arrière uniquement. Dans ce cas, la dinette du salon serait également agrandie.
La salle d’eau à tribord, si on la choisit, n’est disponible qu’avec un accès direct depuis la cabine, ce que nous trouvons très bien, car cela améliore considérablement le confort : personne n’a envie de traverser le salon la nuit pour aller aux toilettes, mais préfère pouvoir se rendre directement de la cabine à la salle d’eau. À l’avant, dans la cabine propriétaire – qui est d’ailleurs très réussie, spacieuse et lumineuse –, la salle d’eau est aménagée à bâbord. Elle dispose toujours d’une douche supplémentaire. À l’avant, les propriétaires peuvent choisir entre une grande armoire offrant davantage d’espace de rangement ou un « bureau » : une table de travail/coiffeuse située juste à droite de l’entrée. Dans la configuration standard, c’est l’armoire qui est installée ici, suivie d’un grand fauteuil, idéal pour s’habiller et se déshabiller.
Dans les versions à plusieurs cabines, plutôt destinées à la location, le Hanse 510 peut accueillir jusqu’à 5 cabines. À la place de l’énorme soute à voile située à l’avant, il serait alors possible d’aménager une sixième cabine supplémentaire pour le skipper. Il y a donc de nombreux choix pour adapter le Hanse 510 à votre programme de navigation lors de l’achat !
Une bonne aération sous le pont : 18 hublots !
Il convient également de mentionner la présence de fenêtres et de hublots à bord du Hanse 510. Pas moins de 18 hublots peuvent être ouverts, dont toutes les fenêtres latérales de la superstructure. Cela permet de bénéficier d’une agréable circulation d’air même lors des journées chaudes, avant de devoir mettre la climatisation en marche. Les fenêtres de coque et, surtout, les nombreuses lucarnes dans le toit inondent littéralement le salon de lumière !
Ce sont surtout les cabines de l’arrière qui en bénéficient, avec leur aménagement très lumineux et accueillant. Pas un seul élément en plastique à l’horizon : tout est recouvert de panneaux ou en bois. Le Hanse 510 se distingue ainsi par une atmosphère très lumineuse, un atout indéniable, même par mauvais temps, car l’époque où les intérieurs des voiliers étaient qualifiés, à juste titre, de « cavernes sombres en acajou » est révolue depuis longtemps. Du moins, quand on navigue à bord d’un 510.
Résumé et conclusion
Est-ce que ça vaut le coup d’acheter le Hanse 510 ?
Le Hanse 510 est un voilier très moderne, très élégant et avant-gardiste dans les détails. SL’étrave inclinée et le franc-bord bas confèrent au bateau une silhouette élégante, en accord avec ses performances vives sous voiles. Spacieux à l’intérieur, avec un aménagement moderne et chic, ce voilier se distingue surtout par une superbe plateforme de bain XXL et un garage à annexe aux dimensions généreuses. Si vous souhaitez acquérir un grand voilier alliant luxe et performances équilibrées, ne manquez pas de regarder de plus près le Hanse 510 !
Acheter un Hanse 510 : ce que nous aimons particulièrement
- Un design moderne, dynamique et légèrement agressif.
- Une immense plateforme de bain et un grand garage à annexe.
- De nombreuses variantes d’aménagement et une grande liberté d’action, même pour les propriétaires.
Acheter un Hanse 510 : voici les points à vérifier attentivement
- Un grand yacht qui a vraiment besoin d’un propulseur d’étrave et d’un propulseur de poupe.
- Nécessite une grande surface de voile, surtout par vent faible.
- Le meuble central du salon est certes pratique, mais il prend beaucoup de place.
Autres avis et rapports de test :













































